Les Vetalas
Un Vetala choisit un corps frais (souvent un voyageur disparu dans la forêt ou une victime d’accident n’ayant pas reçu les derniers rites). Il réintègre la ville, prétendant avoir survécu à un traumatisme. Ils doivent user de ce subterfuge car ils n’ont aucune connaissance sur la vie et le passé du corps qu’ils occupent. Ils connaissent cependant bien la société Gulga.
Les premiers mois, le Vetala est charmant, cultivé, et utilise sa connaissance du passé pour s’attirer des faveurs. Mais il n’arrive pas à maintenir leur réceptacle en vie. D’abord, sa température corporelle chute et il a besoin de chaleur externe. Leur attitude les trahissent dès que les températures chutent : ils se font bronzer au soleil ou doivent allumer des feux quand la température est pourtant très acceptable. De plus, sa peau devient livide et ses membres se raidissent. Il doit donc porter des vêtements fermés, des voiles ou s’appliquer des pommades colorées pour cacher sa peau grisâtre.
Quand l’odeur du musc et des épices ne suffit plus à masquer celle du corps qui lâche, le Vetala doit « changer de monture ».
Leur besoin de viande est leur plus grande faiblesse. Quelqu’un qui ne mange jamais ses légumes ou se rue un peu trop vite sur la viande devient vite suspect. Ils peuvent manger des légumes mais n’apprécient pas. Cela ne les nourrit pas. Un Vetala « affamé » perd de sa superbe et ses traits de zombie apparaissent plus vite.
Les Gulgabi détestent les Vetalas car ils volent les corps des êtres aimés. Lorsqu’un Vetala est découvert, il est pourchassé, jugé par un prêtre et immolé en un très court laps de temps.
Pour décourager les Vetalas, les Gulgabi ont une culture de deuil très stricte : on s’occupe le plus tôt possible d’un défunt. On doit immédiatement glisser une pièce de fer forgé dans la bouche d’un mort pour éviter qu’un esprit ne s’y glisse. Tous les Gulgabi ont donc un permanence une pièce cousue à leurs vêtements afin qu’un proche, un voisin, un passant puisse accomplir le premier rituel de purification.
Gandharvas :
Musiciens célestes. Ils divertissent les dieux et leur servent également de messagers pour s’adresser aux Gulgabi.
Après a fin de la période d’esclavagiste chez les Nains, ce sont les Gandharvas qui ont permis aux Gulgabi de trouver
une musique de célébration, de vent et de liberté — pour aider les Gulgabi à se reconstruire une identité propre, loin de la lourdeur souterraine.