Le monde de Doma

Cités de Bripoli

Mode de vie

Les cités de Bripoli

On ne parle pas de royaume mais de la Ligue, une confédération fragile entre quatre grandes cités souveraines.

Les cités de Bripoli sont les mères des arts. Ce sont les premiers à avoir abandonné le Moyen-Âge pour retrouver la pureté artistique de la Renaissance. Ils ont les plus beaux tissus, les meilleurs miroirs, les meilleures armes et armures mais ce sont aussi eux qui importent les épices de la Mer du Milieu

Souvent en guerre contre leur voisin la Machonie, les cités de Bripoli ont une bonne cohésion interne et de bons rapports avec leur autre voisin, le royaume de Korinos. Du moins, en apparence… car les cités de Bripoli cachent également de bien sombres secrets.

Le conseil des dix : l’organe suprême

C’est l’instance où siègent les représentants de chaque ville pour voter les lois communes et les taxes de guerre. Le Doge préside souvent les débats mais sa voix ne compte pas plus qu’une autre.

Les trois Piliers de la Gouvernance de chaque cité

– La Seigneurie : l’exécutif. Dirigé par le Doge ou un seigneur local. Ils gèrent la police, les fêtes, les impôts

Pour maintenir l’ordre, chaque cité possède des « Bocche di Leone (Bouches de Lion) : des boîtes aux lettres en pierre où n’importe quel citoyen peut glisser une dénoncition anonyme.

– Le Condottiero : le militaire. Des chefs militaires comme Marco Scatavento sous contrat. Ils possèdent la force brute mais n’ont théoriquement aucun droit politique. Ils sont généralement renforcés par des compagnies mercenaires de Korinos. Les affrontements entre cités ou avec Korinos appartiennent à un passé proche ou lointain. L’ennemi actuel est surtout la Machonie qui convoite les richesses de ses voisins.

– Le Légat : le spirituel. Représenté par le Cardinal. Il valide la « moralité » des lois, ce qui lui donne un droit de veto déguisé sur tout ce qui déplait à l’Église.

La noblesse et le Livre d’Or

Dans les cités de Bripoli, on ne naît pas simplement noble : on est inscrit dans le Libro d’Oro. Ceux qui sont inscrits dans ce registre peuvent siéger au Grand Conseil ou posséder des flottes de commerce.

L’Église

L’Église règne sur la Terra Sacra, une multitude de domaines, de monastères forteresses et de latifundia (grandes exploitations agricoles dispersées entre les cités.

Elle prélève la Decima, ce qui contribue à lui assurer un pouvoir financier.

Le pouvoir de l’Église et la force de la croyance ont beaucoup baissé dans les villes mais dans les campagnes, la peur des dieux reste une arme de contrôle absolue.

Les quatre grandes cités indépendantes

Bripoli Magnifica

C’est la Capitale. Ses spécialités sont : la finance, les arts, le luxe et les verreries. Sa fierté est les palais sur pilotis et ses canaux.

Souverain : il Doge, Lorenzo di Valerio : un vieil homme à la barbe soyeuse, toujours vêtu de brocart d’or. Ambition : maintenir la paix entre les cités à tout prix car la guerre coûte cher. On dit qu’il utilise des astrologues pour prédire les trahisons.

Fierozza

Cette cité s’est spécialisée dans la forge d’acier. Ses armureries sont célèbres dans tout Grima à tel point que Fierozza équipe tous les plus grands nobles du continent.

La Contessa Isabella d’Este-Bripoli. D’une beauté glaciale et d’une intelligence redoutable. Elle ne parle jamais pour ne rien dire. Elle dirige Fierozza, à la tête de ses riches marchands d’armes. Elle tient en respect son condottiere qui prendrait le pouvoir s’il n’y avait une dirigeante aussi forte qu’elle.

Le Capitaine-Général, Marco Scatavento, le condottiere de Fierozza et le chef des armées de la Ligue de Bripoli. C’est un Condottiero balafré qui ne quitte jamais sa cuirasse gravée. Il méprise les marchands qu’il juge indignes. Il aimerait faire un coup d’état et transformer la igue de Bripoli en un empire militaire centralisé.

Serevalla.

La cité appartient à l’Athénée des Cimes (l’Atheneum delle Vette), une université qui étudie la magie.

D’autres universités scientifiques et théologiques siègent également dans la ville. On y trouve la plus grande bibliothèque de Grima. Enfin, Serevalla est également célèbre pour ses jardins suspendus.

C’est la seule cité qui n’est pas dirigée par des marchands. Cela ne veut pas dire qu’ils n’y prospèrent pas. Au contraire, les universitaires ne s’intéressent qu’à la magie et à la politique, ce qui laisse le champ libre aux marchands pour faire le commerce lucratif des artefacts magiques produits pour financer l’université.

L’Université possède trois facultés qu’ils appellent aulnes : l’Aulne de l’Acier qui enseigne la magie de guerre, l’Aulne du Zéphyr qui enseigne la magie élémentaire d’air et l’Aulne des Marées qui enseigne la magie élémentaire d’eau. Les trois Grands Maîtres de ces écoles forment un triumvirat qui dirige la ville.

Ettore Sanguefreddo est le Grand Maître de magie de bataille. Elle assiste les armées de Bripoli avec ses mages de guerre.

Livia Volante est la grande Maître de magie de l’air. Elle est l’informatrice du groupe : ses vents écoutent toutes les conversations.

Galeazzo l’Ondoso est le gand Maître de la magie de l’eau. Il facilite et sécurise la marine marchande de Bripoli.

Porto Giglio

Comme son nom l’indique, c’est une cité portuaire. On y pratique le commerce maritime avec les autres pays de la mer du milieu : les Qalifas et Gulgaba. Ils en rapportent des épices et des soies fines. Les armateurs de Porto Giglio possèdent également une grande partie de la flotte marchande de leur voisin Korinos, ce qui les enrichit fortement.

Contrairement aux autres cités, les capitaines de Porto Giglio élisent le capitaine qui a la flotte la plus lourde et les coffres les plus pleins.

Actuellement, le Seigneur de Porto-Giglio se nomme Don Alessandro « Le Tentacule » Vieri. Il porte le titre « Il Patrono del Porto ». C’est un homme corpulent, aux doigts couverts de bagues rapportés des quatre coins du monde. Il est célèbre pour son calme olympien, même en pleine tempête ou face à une mutinerie. Il ne dirige pas par la loi mais par la dette. Presque chaque capitaine, marchand ou aubergiste de Porto-Giglio lui doit quelque chose.

L’Ombre sous le Brocart : Les Plaies de la Renaissance

Si Bripoli brille par ses verreries et ses arts, sa lumière projette des ombres d’autant plus noires. L’opulence de la Ligue semble avoir réveillé des forces anciennes et malveillantes qui rongent les fondations mêmes de la civilisation.

Le Fléau des Profondeurs : Les Rats-Hommes

Nés dans la puanteur des égouts et nourris par les grandes épidémies de peste qui frappent les cités, les Rats-Hommes ne sont plus des contes pour enfants. Cette espèce intelligente et virulente prolifère désormais sous les pavés de la capitale. Leurs éclaireurs sont parfois aperçus vêtus de lambeaux de brocart d’or volés, une parodie macabre de la noblesse de la surface.

La Corruption du Sacré et les Sectes de l’Ombre

La dévotion pure d’autrefois semble s’être muée en une soif de plaisirs et de richesses. Si le Grand Pontife reste isolé dans ses prières, le monde réel voit l’émergence de cultes pervers:

  • Le Dieu Cupide : À Porto Giglio, on murmure que certains marchands ne prient plus pour la sécurité de leurs flottes, mais offrent des sacrifices à une entité réclamant une part de sang sur chaque profit.
  • La Déesse du Plaisir : Dans les palais de Bripoli, des sectes ésotériques organisent des mascarades où la débauche sert de rituel, corrompant les fils et filles des familles inscrites au Livre d’Or.
  • Les Pénitents Noirs : en marge du réseau d’espionnage du Cradinal Cesare Ponti, des fanatiques utilisent la peur des dieux pour extorquer le peuple et mener des rituels ésotériques dans les monastères isolés de la Terra Sacra.